Actualité

Les Petits Ruisseaux font les grands fleuves (et tout les fleuves vont à la mer...)
La reconquête de la qualité des eaux est un enjeu majeur en Bretagne. Les territoires s’organisent pour rédiger des plans d’actions qui soient à la fois rapidement efficaces et équitables pour tous. C’est l’objectif du “SAGE”, bel acronyme pour désigner le Schéma d’Action et de Gestion de l’Eau, actuellement en cours de rédaction par la Commission Locale de l’Eau. Chacun d’entre nous, en tant qu’usager de l’eau, est invité à entrer dans le débat public qui donne orientation à notre avenir...

L'équipe du festival Vagabongage et Cie de la MJC de Servon sur vilaine, nous lance un Pari:
Faire d'un questionnement autour de l'utilité et de la raison d'être du festival, un objet de communication sympa, et partageable
lors du festival ( Fin Mai 2009).
Résultat, un petit jeux de cartes, carrément sympatoche....télécharger le Jeu....

Avec l'association A Petits Pas.
Portraits autour du thème de l'eau, Télécharger les portraits d'eau.
Pas de Calais
Du 22 au 28 février 2009

Trois artistes interviewent 10 habitants d’une Communauté de Communes rurales et les questionnent sur leur implication, leur mode de vie, leurs fonctions et leurs rôles...
Vadrouiles estivales
Du temps pour...
24 juillet 2010
Nourritures terrestres et aériennes cet été,
après les représentations de juin et juillet,
après les palabres utiles qui donnent corps à la coopération avec d'autres structures,
après les projections pour l'automne et l'hiver
(catalogue de carapaces chaudes et feutrées...livraison en septembre !),
l'escargot prend du temps
(n'est-ce pas l'essence même de son identité ?)
pour regarder les gens,
pour traîner en festivals de rue, de champs et de bords de mer,
pour chercher les auspices d'une création prochaine.
Sur les traces des fous qui sont sages, des Nasreddine, Schlemiel, Tchantchès,
il dodeline des antennes, ouvre les pores de sa coquille
il s'imprègne du temps qui passe,
des idées qui éclosent dans sa caboche toute carrossée d'entrain,
il échange et réfléchit même d'abondance...
De cette danse estivale il vous fera voir les reflets dès le mois de septembre,
ici-même.
Il peut aussi vous en informer si vous vous inscrivez à la gazette (cherchez sur cette page !).
D'ici là, notez bien s'il vous plaît dans vos carnets
le festival de la Cie O.C.U.S.,
les 17, 18 et 19 septembre prochains,
aux château et chapiteau de La Chapelle Bouëxic (35),
nous y jouerons Amani le 19 à 15h,
on vous y attend nombreux joyeux et ardents !
Ateliers d'écriture à Slam Connexion ...
6 Mai 2010
Replongeant dans la trépidante vie rennaise,
nous voilà à nouveau dans l'accompagnement d'une association :
Slam Connexion est à un tournant de son activité,
nous leur proposons ateliers d'écriture et réflexion collective autour du projet associatif,
les mots fusent et le futur s'imagine...
+
= ?!!!
C'est aussi le moment de vous inviter à venir voir notre spectacle
"Amani (avec ou sans ailes)",
parce que nous l'avons laissé se reposer depuis notre retour de tournée andalou-marocaine,
et qu'on frétille d'impatience de voir comment on va s'en sortir devant un public calme et tranquille...
Venez donc vivre l'expérience avec nous,
voilà les dates :
Le 29 mai, à 14h, à Trébeurden, au Manoir de Trovern, Festival Des mers des vous.
Le 6 juin, à Rennes, dans le quartier de Cleunay, avec Les Ateliers du Vent
(horaires et lieu non encore déterminés : infos bientôt sur le site www.lesateliersduvent.org)
Le 10 juillet à Questembert, Fête du Val de l'Arz (plus d'infos bientôt ici même)
et d'autres dates à venir...
On vous tiendra au courant !
Sachez z'aussi que nous avons enfin édité notre livre de voyage...
écrit et illustré à douze mains,
regardez donc par là, chez les mutabulos;
que tous les exemplaires ou presque sont partis grâce aux gentils souscripteurs dont vous faites peut-être partie, encore merci,
et que si beaucoup d'entre vous insistent très fort, on pourra peut-être faire une ré-édition plus tard...
inch allah comme dit Little Némo,
et à la prochaine fois !
Des gars, des eaux, en baie de St-Brieuc
20 Avril 2010
Voici donc venue la fin de notre travail de prises de vue et de mise en scène
autour du roman-photo,
dont on vous offre le titre en avant-première :
"Le mutant des eaux vertes"...
Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents :
à l'automne dernier nous avons passé six semaines dans la baie,
sur l'invitation de l'association d'éducation à l'environnement Echos d'images,
pour une action autour de l'eau.
Nous avons donc animé des ateliers d'écriture et d'échange,
avec des enfants à l'école,
avec des adolescents en Maison Familale et Rurale,
avec des adultes dans une base nature...
et parsemé nos présences de collecte de paroles sur le marché de St-Quay Portrieux...
Tout ça pour écrire un Roman-photo collectif,
prétexte à rencontres et débats agités autour de la problématique de l'eau, des eaux,
délicate et tendue comme la corde d'un arc dans cette contrée...
Aujourd'hui, le roman-photo est presque fini,
il sera bientôt sublimé grâce au travail toujours étonnant des Mutabulos,
il est le reflet de rencontres sincères et d'une réflexion autour des problèmes de l'eau en baie de St-Brieuc,
et il restera le symbole d'un beau moment partagé.
Il sera tiré d'abord sur des bâches, de 40 cm sur 60 cm,
afin de pouvoir être exposé en extérieur.
La première de cette exposition aura lieu le 27 juin prochain à St-Laurent de la mer, à l'espace Surcouf,
dans le cadre de la fête de l'école de Plérin.
Une autre exposition est prévue en août, à St-Brieuc, dans le jardin des Ateliers du Coeur
(une date sera annoncée bientôt ici même...)
Nous en éditerons peut-être quelques exemplaires sur papier, d'abord pour les participants,
éventuellement pour quelques-uns d'entre vous qui voudraient y souscrire
(coût approximatif : entre 15 et 20 euros, envoyez-nous un mail si cela vous intéresse...).
Des images en avant-première dans quelque temps...
Retour sur un voyage artistique de la Bretagne au Maroc
15 Mars 2010
Nous étions partis les pieds lourds du travail d'une année,
lourds de doutes et de questionnements,
mais malgré tout emplis d'envies,
d'aller nous frotter aux yeux des Andalous, puis aux yeux des Amazigh,
d'aller leur offrir notre travail d'un an...
Pendant toute cette année,
Nous avions tenté de garder le souffle du vent du désert dans nos cheveux,
pour réchauffer nos âmes lors des errements de mise en scène,
nous avions patiemment fait infuser la douceur des chants offerts par les amis de la vallée des roses,
nous avions écrit
effacé
réécrit
raturé
recommencé
laissé tomber
et récrit encore
le synopsis,
les didascalies
les dialogues
la scénographie...
Nous avions
découpé le carton,
poncé le bois,
pré-peint les panneaux,
collé le papier,
vitrifié les marionnettes,
décollé le papier,
percé le métal,
monté des rallonges,
cousu sur nos mains,
monté, démonté, monté, démonté, monté, démonté,
monté le décor,
pour l'apprivoiser,
jamais tout à fait...
Bref, nous avions connu les affres de la création
comme tout le monde,
et la répétition publique du mois d'octobre nous a laissés
tellement angoissés et dépités
que nous avions failli annuler le voyage...
Heureusement, un reste de poussières d'Atlas, mêlées à la brume bretonne,
nous ont poussés à ne pas tout lâcher d'un coup,
et une bonne fée a bien voulu se pencher sur le berceau de notre nouveau-né dépenaillé,
pour le transformer en spectacle tout frais
prêt à partir en tournée à l'étranger...
Et voilà le camion qui mange le bitume,
à 40 à l'heure dans les côtes on est vraiment des escargots,
mais à 100 dans les descentes on a quand même senti pousser nos ailes !
Et voilà les ailes qui s'ouvrent sur la scène, d'abord timidement, avec les enfants, et surtout les adolescents andalous,
cris de joie et séance d'autographes dans une salle immense, à balconnets et moquette rouges,
au milieu du pays des serres à tomates qui à perte de vue étalent leur blancheur pour faire la nique à la Méditerranée.
au milieu aussi des champs d'oliviers, 40 000 en un seul regard d'après notre capitaine de voyage (4 ans et 24 dents)
au milieu encore du ventre de Granada, volutes maures d'Al-Andalus et chants gitans de Navidad...
Et voilà des ailes qui se déploient devant des centaines de femmes et d'hommes libres,
Amazigh du coeur de l'Atlas,
qui nous enroulent de chaleur de rires de mains qui claquent de mots qui décollent,
ambiance de match où tout le monde est vainqueur,
et les yeux qui rigolent encore en venant te serrer la main.
Ils nous ont portés bien au-delà de nos doutes.
Et leurs rires à eux seuls valaient dix fois les douleurs et les rages de nos errements de comédiens.
Elles sont restées ouvertes grâce à eux nos ailes,
et nous avons volé de Marrakech à Rabat à Salé, Kénitra, Salah al Jadida,
pour une dizaine de représentations (merci l'institut français !) devant un public beaucoup plus calme,
plus proche de nos habitudes françaises,
(encore que...la différence est grande entre le centre de la capitale capitonnée,
et les quartiers de la grande banlieue où la salle de spectacle ne sert pas si souvent...)
Et, comme des migrateurs novices, nous sommes revenus un peu en arrière,
rechercher une saveur amazigh avant de rentrer vers le nord,
et avons découvert Demnate, aux portes de l'Atlas,
rencontre merveilleuse d'érudits bavards et de chanteurs gnaouas,
incroyables nuits étoilées,
promesses de retours et de travail au long cours ensemble...
On pourrait faire une liste longue comme le chemin qui chemine
de toutes ces mains tendues pour nous faire grandir,
d'Ismaïl à Abdu en passant par Hicham, Maud, Sylvain, Zora, Mustapha, Larbi, Hassan, Gaëlle, Turia, FX, Mouna, et Pipo et Marie et Juan,
on vous l'épargnera,
ne serait-ce que pour la garder secrète comme un trésor caché au fond de nos rêves.
En attendant on se remet, on se retape de cette longue route
et de ce retour si claquant, de froid, de dureté, et de clinquant,
on se réchauffe auprès des amis qui n'ont pas congelé leur coeur malgré les rigueur de cet hiver,
et on songe à la suite...
Escargots sous les vents...
1er Mars 2010
C'est le Simoun qui nous a caressé les antennes de loin en loin,
dans les montagnes de l'Atlas,
chaud échappé du Sahara pour nous faire croire à un printemps caché derrières les neiges...
Et puis les Alizés nous ont bercés au son des médinas de la côte atlantique,
mouillé et souriant au creux des vagues énormes.
Il y a eu aussi le plus violent, le plus long, le plus fou des vents,
le Levante d'Andalousie, qui te crie dans les oreilles,
en croyant te chanter la puissance de la terre et de la mer entremêlés...
Et comment appelle-t'on ces bourrasques glacées et pleines de neige,
qui nous ont accompagnés de Bilbao à Morlanne dans le Béarn ?
Elles nous annonçaient notre retour dans l'Europe et surtout dans l'hiver,
nous qui quittions et le printemps marocain et les fleurs du Portugal...
Heureusement nous retrouvions des humains aussi chaleureux que la neige était froide !
Alors, nous ne sommes pas si étonnés de goûter cette bise,
ce vent du nord, glacial et surmené,
qui nous décolle le nez et les oreilles depuis plus d'une semaine en Bretagne...
Et voilà, notre tournée est bien finie,
l'escargot a retrouvé sa coquille,
le décor est déchargé, le camion vidé...
Ce fut une belle aventure,
que nous vous raconterons ici au gré de nos envies d'écrire...
Mais au bout du compte, le voyage continue,
si les vents n'arrêtent jamais de souffler,
si les odeurs vont et viennent,
si les rêves se partagent.
C'est aussi une part de nous qui souffle...
Ola Ola
19 décembre 2009
Le caracole cabriole sur les montagnes enneigées d'Andalousie.
Des ateliers à tire-larigot pour des espagnolets en furie, un spectacle qui les fait bien rire, une coquille un peu lourde et des passages des cols douloureux pour notre gros camion. Il faut dire qu'on est chargés d'envies et que ce voyage est pour nous lourd de sens. Mais les gens nous sourient quand on arrive, les profs ont les larmes aux yeux à la fin du spectacle, les tapas sentent l'huile d'olive et les caves de Grenade le vieux flamenco. Que rêver de plus?
Et de collège en collège, de théâtre en théâtre, d'hôtels en hôtels, c'est promis, on vous le jure, on vous ramène à chacun un échantillon de shampooing.
Dans le camion, place numéro 4, Chantal, ou Mme la présidente, a écumé les rues des quartiers gitans de Granada en long en large et en travers. On était bien contents de faire ce bout de route avec elle : présidente, psychologue, nounou pour Némo, compagne de troquet pour Claire, encore merci patronne.
Et la tournée espagnole touche à sa fin, il est venu le temps de faire une pause pour fêter noël (au chaud). et de descendre plus bas pour fuir cette neige qui nous rattrape à grands pas. Cap sur le Maroc et la vallée des roses. on ne sait pas encore ce qui nous attend mais on a confiance en ce spectacle qui nous en a fait voir de belles toute l'année. Vas-y Camion ! Chauffe nous les lignes blanches ! Vale vale ! Vole vole ! Yala Yala !
Il nous reste des histoires à raconter et des chansons à sussurer! La route est longue mais ça va être super ! Roule Marcel !
Joyeux hiver dans les chaumières ! La transhumance continue pour l'escargot du coin de la rue !
Marion, Tanguy, Claire et Little Némo.
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